L’énergie : un fruit defendu ?

L'énergie : un fruit defendu ?

le groupe Kerné Approche Écohabitat est heureux de vous inviter à la conférence de Thomas Plassard organisée par le collectif « Confluence pour la Planète »*. L’énergie, un fruit défendu : conférence (un peu) gesticulée Le jeudi 10 juillet à 20h30- Quimper (Maison pour Tous d’Ergué-Armel) Tout converge aujourd’hui pour que nous transformions nos rapports à l’énergie. Or rien, ou presque rien ne se produit. Ou si lentement. Pourquoi ? Les énergies renouvelables et renouvelées seraient-elles des fruits défendus ? Pour explorer les court-circuits nécessaires au monde de demain, le collectif Confluences pour la Planète invite Thomas Plassard pour une conférence (un peu) gesticulée. Spécialiste des énergies alternatives, cet auteur iconoclaste, ingénieux bricoleur de l’expérimental sait se faire clown et poète pour mieux toucher nos imaginaires. Participation libre.

Publicités

Réponse d’Ensemble à EELV….

Ceci est la réponse faite par Ensemble à la lettre adressée par Emmanuelle Cosse, au nom d’EELV, à un certain nombre de partis politiques après les élections européennes. Les 2 courriers sont téléchargeables ci-dessous.

Paris, le 6 juin 2014.

Chère Emmanuelle Cosse, cher-es camarades d’Europe Ecologie.

Nous tenons à vous remercier pour votre courrier. Nous partageons votre inquiétude concernant la situation révélée et aggravée par le résultat des élections européennes. Le gouvernement élu par le peuple de gauche mène une politique de droite et le FN prospère sur le dégoût  que provoquent des alternances sans contenu autre que la régression sociale, les promesses trahies et l’absence de perspective politique.

La responsabilité de toutes les forces politiques de gauche qui se démarquent des choix libéraux du gouvernement est de relever le défi de l’alternative, d’entamer la discussion pour bâtir un projet radicalement nouveau et émancipateur, qui redonne sens à la politique et espoir pour le plus grand nombre, qui permette de construire une majorité alternative à gauche.

Vous évoquez l’emploi, question majeure. Oui, la transition écologique est un élément clé de la lutte contre le chômage en même temps qu’une réponse au défi climatique et à celui de nouveaux choix énergétiques. Sur cet enjeu comme sur d’autres, il faut de l’audace. En matière d’emploi, nous souhaitons aussi débattre des initiatives à prendre pour permettre aux salarié.e.s et à la collectivité de reprendre aux actionnaires la maîtrise des choix économiques. Pour de nombreuses entreprises, nous devrions définir ensemble les moyens de soutenir, comme chez Fralib,  la prise de contrôle de l’outil de travail. A gauche, redonner du tranchant à la valeur d’égalité est une nécessité vitale.

Vous évoquez la démocratie, mise à mal. La Ve République est à bout de souffle, la crise politique est patente et la crise de régime n’est pas loin. La défiance à l’égard des institutions, des grands médias, des partis politiques est telle que seule une nouvelle République, issue d’un processus constituant, peut régénérer notre système démocratique. Nous partageons nombre de vos propositions, que nous intégrons pour notre part dans un projet de démocratie active reposant à la fois sur une refondation globale des institutions, sur des transformations dans la propriété et le pouvoir (grandes entreprises, banques, assurances, services publics)  et sur de nouveaux droits pour les citoyen-nes et salarié-es.

Votre lettre est également adressée au Modem et à CAP 21. Il nous semble impossible de construire une réponse aux défis contemporains avec une partie de la droite. Nous sommes favorables à une rencontre sans ces éléments de la droite comme à des discussions bilatérales. Nous privilégions en effet, la convergence des forces de gauche et écologistes pouvant porter ensemble l’opposition aux politiques d’austérité et un projet d’émancipation. Nous défendons cette démarche au sein du Front de Gauche, et souhaitons que d’autres forces en soient partie prenante.

Nous pensons que cela peut se traduire rapidement par des initiatives communes sur des questions immédiates, que ce soit la campagne engagée contre le Traité Transatlantique ou dans les débats budgétaires de juin et juillet. Il est essentiel que se rassemblent et se fassent entendre lors de l’examen du budget rectificatif, tous ceux qui à gauche s’opposent à la logique d’austérité défendue par Manuel Valls.

C’est pourquoi nous répondons favorablement à votre proposition de rencontre. Nous souhaitons qu’elle soit l’occasion de poser les premiers jalons d’un processus durable de débat, d’élaboration, et d’action.

L’Equipe d’Animation Nationale d’Ensemble !

 

Du Front de gauche au front commun anti-austérité

Séisme, tremblement de terre, tout a été dit au lendemain du résultat des élections européennes. Mais le résultat était prévisible, celui d’un FN en tête. Bien évidemment qu’il faut s’en alarmer, j’y reviens plus loin, mais il ne faut pas oublier les raisons d’un tel résultat.

Les conditions dans lesquelles s’est menée cette campagne n’étaient pas bonnes. Deux semaines de campagne officielle, des européennes qui suivaient de près les municipales, absence de débats et l’annonce des résultats avant le vote ! Mais là ne sont pas les seuls problèmes, même s’il ne faut pas en nier la portée.

Le problème est plus grave et plus profond. Nos concitoyens ne s’intéressent pas à l’Europe ? En réalité c’est l’Europe qui ne s’intéresse pas aux peuples ! Pire même, au fil des ans, cette Europe s’est construite sans eux et contre eux. Et depuis 2010 les politiques austéritaires n’ont eu de cesse d’écraser les peuples, de les asservir. 

Comment s’étonner alors de ce soi-disant désintérêt des peuples ? Les peuples ont constaté que la droite et les sociaux-démocrates mènent les mêmes politiques. En France, dans l’électorat de Hollande de 2012, la colère le partage au désarroi voire à la désespérance, ce qui nourrit, au fil des élections, la confusion et aussi le vote FN. Un FN qui surfe avec bonheur sur ce désespoir social, et sur une posture anti-système « UMPS ». Un FN qui parvient à emprunter à tous les répertoires politiques, gauche comprise, et à s’adresser à toutes les classes sociales. La percée des droites populistes, de l’extrême droite, est une donnée de ce scrutin européen. Mais il est marqué aussi par une percée de la gauche radicale en Belgique, aux Pays-Bas, en Irlande, en Grèce, au Portugal, en Espagne ; dans ces quatre derniers pays, là où des plans drastiques d’austérité ont été imposés, là aussi, pour les 3 derniers, où se sont développées les résistances sociales. Une course de vitesse est engagée, pour empêcher que la droite populiste et raciste n’emporte le morceau et ce d’autant qu’il n’y aura aucun changement de cap à la tête de l’Europe. Les politiques libérales sous forme d’austérité toujours plus violente vont se poursuivre. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, la prime ira à ceux qui semblent capables de proposer un projet alternatif, fut-il nationaliste et raciste. 

En France, le scrutin a confirmé ces tendances lourdes européennes : abstention très forte, FN arrivé en tête, PS au pouvoir très violemment sanctionné. L’UMP s’en tire très mal et ne profite pas de la débâcle socialiste. Mais surtout, empêtré dans les affaires jusqu’au cou, il apparaît totalement discrédité et donne une image désastreuse de la politique. 

Dans ce contexte, on aurait pu imaginer de meilleurs résultats à la gauche du PS. Entre 2009 et 2014, EELV voit son score diminuer de moitié. Quitter le gouvernement en mars n’a pas suffi pour convaincre.

Et le Front de gauche ? Alors que l’on aurait pu attendre un bien meilleur résultat qu’en 2009, le score a été quasi égal à celui obtenu cinq ans auparavant. C’est une très grande déception.

Pourtant, il était possible d’espérer un score approchant celui obtenu lors de la présidentielle de 2012. Pourquoi un tel échec ? 

Incontestablement, le FDG n’est pas apparu comme une alternative à gauche crédible et utile. Pire même, le FDG subit aussi, de manière atténuée, la sanction réservée à la gauche dans son ensemble. Sans doute plusieurs raisons à cela. Une est à chercher dans la dernière séquence électorale, celle des municipales, durant laquelle le FDG a brouillé son message politique avec la division de ses principales composantes sur la stratégie à suivre, listes autonomes ou avec le PS. Il aurait pourtant fallu incarner une véritable opposition de gauche face à un PS qui impose l’austérité.

La deuxième raison est peut-être plus profonde : le FDG n’a pas su relever le défi qui est le sien, celui de montrer que sa construction est synonyme de renouveau et de refondation d’une gauche de combat. Il a laissé s’étioler la dynamique liée à cette campagne. L’espoir suscité alors exigeait des réponses appropriées : faire du FDG un outil au service des hommes et des femmes qui avaient renoué avec la politique et qui manifestaient l’envie de le construire. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Il n’y a pas eu de volonté politique au sein des organisations du FDG pour transformer ce cartel en véritable front social et politique. Or rompre avec les formes traditionnelles d’organisation de la « vieille gauche » discréditée et assimilée au système, à laquelle PCF et PG se rattachent par leur histoire, est essentiel. 

Pour autant, rien n’est perdu. Face aux enjeux aujourd’hui, les responsabilités du FDG n’ont jamais été aussi grandes : d’abord rassembler le FDG, l’ancrer à la base, dépasser ses limites de cartel. Puis, ensemble le dépasser tel qu’il est aujourd’hui en s’adressant à ceux et celles qui refusent l’austérité, ne se retrouvant plus dans la politique du gouvernement, chez les socialistes et les écologistes notamment. Dans la continuité du 12 avril, il s’agit de proposer à toutes les forces critiques, du NPA à Nouvelle Donne, aux listes féministes jusqu’à la gauche du PS et d’EELV, aux forces syndicales, aux organisations du mouvement social, la constitution d’un front commun anti-austérité. Au-delà, il faut faire preuve d’audace et oser porter un projet de société émancipateur qui s’affirme clairement comme alternative au système capitaliste et productiviste. C’est à cela qu’il faut d’urgence s’atteler.  

Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble, tête de liste Front de gauche dans l’Ouest aux élections européennes. Tribune publiée sur Médiapart.

 

 

https://www.ensemble-fdg.org/sites/default/files/styles/large/public/field/image/myriam-martin-par-stc3a9phane-burlot.jpg?itok=5hAz9fhY

30 avril Myriam Martin à Quimper à la table ronde organisée par attac sur l’Accord Commercial Transatlantique

Article Le telgramme 23 avril 2014: Européennes. Attac provoque le débat

Martine Petit et Henri Guillou, du groupe local d’Attac en compagnie de Stéphane Brélivet, de la Confédération paysanne.. Le groupe local d’Attac place l’accord commercial transatlantique, dit Tafta, en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis, au coeur de la campagne des élections européennes. L’association programme mercredi 30 avril, à Quimper, un débat auquel participeront des représentants de cinq des listes en lice le 25 mai. « Pour le moment, les têtes de liste Isabelle Thomas (PS), Myriam Martin (Front de gauche) et Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts) ont confirmé leur participation. L’Alternative (Entente UDI-MoDem) et l’UMP doivent nous communiquer les noms des candidats qui viendront », a indiqué, hier, Martine Petit.

Termes des négociations et conséquences

C’est elle qui, avec Stéphane Brélivet, un membre de la Confédération paysanne, animera le débat, qui se tiendra, à partir de 20 h, dans l’amphithéâtre (200 places) de l’hôtel Mercure, près de la gare. « Nous expliquerons d’abord au public quels sont les premiers termes connus des négociations et les conséquences que pourrait avoir un tel accord bilatéral si les négociations devaient aboutir, d’ici à fin 2014 nous dit-on. Puis nous inviterons les politiques en campagne à se positionner, pour ou contre, avec quels arguments et réserves », décrit la militante d’Attac. Du point de vue d’Attac et de la Confédération paysanne, parmi d’autres organisations en lutte contre Tafta, la perspective d’un tel accord « fait peser de sérieuses menaces sur les normes et réglementations sanitaires, environnementales, sociales, économiques et culturelles européennes et françaises ». « Il vise, d’après ce qu’on en sait, via Wikileaks, à supprimer les barrières tarifaires, mais plus inquiétants encore les barrières non tarifaires, autrement dit ces normes et réglementations qui protègent les citoyens européens. Il porte le risque de voir le droit américain s’imposer, par exemple, aux moratoires européens sur le gaz de schiste, les OGM, etc. », expose Martine Petit. « Pour nous, ce serait soumettre les états à un organisme de règlement des différends qui permettrait aux multinationales de contester de lois qui les gênent au mépris de nos institutions et de toute démocratie », craignent Henri Guillou et Martine Petit, au nom d’Attac. « Un tel accord n’irait pas du tout dans le sens du développement d’un modèle agricole et agroalimentaire favorable à la lutte contre le dérèglement climatique. Il nous entraînerait vers toujours plus de compétition, avec un impact fort sur les plans environnemental, sanitaire et social », insiste Stéphane Brélivet, de la Confédération paysanne.

25 avril : Myriam martin a Brest et Concarneau

photo myriam martin

> Vendredi 25 avril 2014 – Brest

 Les élections européennes c’est parti !


Pour la « région » grand ouest la liste sera conduite par Myriam Martin

Invitée dans le cadre d’un débat sur le GMT à Concarneau,

elle passera la journée à Brest ce vendredi 25 avril
Elle tiendra une conférence de presse à 11 heures

salle Gaston Tessier
, rue Fonferrier, près de l’hôpital des armées.

Pour toutes celles et ceux qui le souhaitent,
rendez-vous dès 10 heures dans cette salle

pour une rencontre avec notre candidate
 
—————————————-
 
D’autres initiatives auront lieu le même jour

Vendredi 25 avril 2014

à Berrien 20h00 salle Asphodèle

Réunion Publique organisée par le Collectif FDG Centre-Finistère

sur le thème des Européennes

Vendredi 25 avril 2014

à Concarneau 20h00 salle du CAC
Concarneau : Myriam Martin, tête de liste Front De Gauche dans le Grand Ouest pour les élections européennes, participera à un débat organisé par le groupe Attac vendredi prochain 25 avril, à 20 h 30, au Cac de Concarneau, une soirée sur le « Grand marché transatlantique ».

Elections municipales : DOUARNENEZ, UN BEAU RESULTAT

 

Au lendemain des Législatives de 2012, quelques militants et sympathisants douarnenistes du Front de Gauche avaient pris l’initiative d’appeler localement à la constitution d’un Collectif citoyen avec le souci d’élargir la base de la mobilisation dans la perspective des municipales 2014. Initiée par une assemblée de près de 70 personnes à l’automne 2012, la démarche s’est poursuivie depuis avec la mise en place de groupes de travail qui ont produit une somme importante de réflexions sur les divers aspects de la vie municipale. Au fil du temps, le Collectif s’est élargi pour toucher un réseau de 150 à 180 personnes avec un noyau dur d’une bonne soixantaine de participants réguliers.

Après la tenue en Septembre 2013 de « Rencontres citoyennes du Pays de Douarnenez », co-organisées par le Collectif et le Front de Gauche (le PS, EELV et l’UDB ayant refusé la proposition qui leur avait été faite de s’associer à cette initiative), la démarche a naturellement abouti à la constitution de la liste « Initiatives citoyennes, à gauche pour Douarnenez » pour les élections municipales.

Au premier tour, 4 listes se présentaient aux suffrages des électeurs : celle du sénateur-maire UMP sortant ; une liste de droite montée par son ancien premier adjoint ayant rompu avec la majorité municipale depuis 2 ans ; une liste PS/EELV/UDB et la liste « Initiatives citoyennes ». Au soir du premier tour la liste du Maire sortant enregistrait un surprenant 43,6 % et la liste « Initiatives citoyennes » 23,4 % alors que la Liste PS/EELV/UDB chutait à 16,5 %, à égalité parfaite avec la 2ème liste droite.

La tête de liste PS s’était prononcée par voie de presse au mois de janvier pour que la liste de gauche arrivée en second se retire sans autre forme de procès au profit de celle qui arriverait en tête (au nom du principe selon lequel « la fusion c’est la confusion »). Refusant l’offre de discussion qui leur a été faite au soir du, premier, la liste PS/EELV/UDB s’est donc retirée de la course sans d’ailleurs appeler très franchement à soutenir la liste « Initiatives citoyennes ». Celle-ci s’est donc résolument engagée dans la campagne du second tour, fournissant un gros effort de porte à porte pour convaincre les abstentionnistes (10 % de plus qu’aux municipales précédentes). Partant de très loin, renverser la tendance du premier tour, c’était mission impossible. Mais au final, la liste aura réussi à recueillir 41,4 % des voix des exprimés, plaçant 7 conseillers d’opposition (dont un camarade du PCF et deux membres des Alternatifs),

Restera au Collectif à tirer les enseignements de ce scrutin, et en particulier la bascule à droite de bureaux de vote jusqu’ici marqués à gauche et le fort taux d’abstention qui a touché les quartiers populaires. Restera aussi à se projeter dans l’avenir en assurant la continuité du travail entrepris et la transition générationnelle en direction des jeunes qui se sont investis dans cette liste (une dizaine su 33 candidats). Restera enfin à clarifier les rapports entre militant-e-s des organisations politiques et citoyen-ne-s engagés. Car de ce point de vue, notre aventure n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, la suspicion envers les organisations politiques restant grande (même si elle n’est pas toujours légitime) chez les personnes qui veulent agir sur le terrain politique